Mon dernier article sur marketing etudiant vous projète sur le continent africain (très présent dans les médias en ce moment avec la Coupe du Monde de football).
L'article montre comment une entreprise peut participer aux développements technologiques de l'Afrique en s'appuyant sur une stratégie marketing d'envergure et prend l'exemple "d'Open Solution" et de "MboaBlog", la 1ère blogosphère 100% camerounaise.
Lire : http://www.marketing-etudiant.fr/actualites/entreprise-developpement-technologique-afrique-strategie-marketing.php
Le continent africain est très en retard au niveau du développement de l’Internet. La plupart des pays africain présente un niveau d’accès faible au TIC, seul le Gabon présente un niveau d’accès moyen.
Les TIC constituent l’un des plus puissant vecteurs de la Société de l’information. Celle-ci créée des occasions complètement nouvelles de parvenir à des niveaux de développement plus élevés.
Les TIC ont, en effet, la capacité de réduire certains obstacles classique notamment la distance et le temps, bien sûr, mais ils permettent aussi de faire bénéficier des millions d’individus d’un nouveau potentiel qui donne à chacun, individus, communauté ou peuple, la possibilité de créer, d’obtenir d’utiliser, de partager l’information et la savoir pour réaliser l’intégralité de son potentiel de développement et de bien-être.
Une stratégie de développement des TIC est mise sur pied, accompagnée d’un plan national identifiant l’ensemble des actions programmé pour la période de référence 2008-2015. Tout cela permettant d’accélérer, notamment au Cameroun, l’intégration dans la civilisation de l’information et de l’économie mondiale du savoir.
La stratégie prévoit également la mise en place d’une production de contenu afin d’augmenter les possibilités de développement d’une véritable industrie qui pourrait « booster » ce secteur et combler les besoins de la population.
Open solution est une entreprise spécialisé dans l’intégration de solutions dans le domaine des systèmes d’information. Elle participe, à sa mesure, aux développements technologique de l’Afrique. Sa mission : apporter des solutions de communication innovantes et adaptées aux besoins spécifiques de notre environnement et développer la culture de l’excellence au sein d’une équipe de jeunes dynamiques, passionnés et motivés.
Pour pénétrer le marché des télécommunication, Open Solution a mis en place :
une politique commerciale et marketing de présence permanente et une stratégie commerciale basée sur la qualité des services et la valeur ajoutée : Il travaille en étroite collaboration avec un important réseau de partenaires internationaux afin d’offrir à ses clients un service de pointe conforme aux normes de qualité.
Un système de prospection permanente avec module de « profiling » des clients......
MboaBLOG se veut d’être un trait d’union entre les Camerounais et un support innovant et complémentaire des autres médias: télévision, radio, presse écrite et affichage. MboaBLOG est une plate forme bilingue de communication sur Internet construite autour du concept de Blog.
Le contenu informationnel proposé a plusieurs dimensions : informative, didactique, pratique, ludique et participative
Lire la suite sur marketing etudiant....
Bonne lecture !
Un chaleureux merci à toi Anaise TCHIENDA, Sales & Marketing Manager OPEN SOLUTIONS, pour m’avoir fournit la documentation nécessaire à l’écriture de cet article et pour ta gentille relecture.
Voir une des interviews d'Anaise : http://www.quotidienmutations.info/aout/1282628238.php
Source : http://blog.francetv.fr/leshumeursdathena/index.php/
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dimanche 8 mai 2011
dimanche 3 mai 2009
Youphil.com : un nouveau média 100% internet ouvert sur l’Afrique.
Entretien avec Angela de Santiago, fondatrice et directrice générale du site.Diffusé en français, anglais et espagnol, Youphil est un nouveau magazine web qui permet de comprendre l’actualité afin de mieux agir, accordant un angle particulier à l’actualité africaine. Il favorise la mise en relation des internautes avec des projets solidaires tout en maintenant une communauté engagée afin de débattre et rencontrer d’autres internautes, journalistes, blogueurs ou experts.
Angela de Santiago, franco-espagnole, est fondatrice et directrice générale du nouveau média de la solidarité Youphil.com. Diplômée en marketing communication institutionnelle et développement durable, elle a créé ce site d’information afin de répondre concrètement aux fortes attentes d’un large public en quête d’actualités originales, et « d’améliorer le quotidien des plus démunis » qui ont des projets. Dans sa diffusion, la rédaction de Youphil accorde une priorité à l’analyse, aux reportages, portraits, images et s’efforce de suivre les sujets dans la durée. La directrice du site répond aux questions d’Afrik.com.
Lire l'interview ici : http://www.afrik.com/article16679.html
Lire l'interview ici : http://www.afrik.com/article16679.html
Vendredi 1er mai 2009, par Martial Pabandji sur Afrik.com.
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mardi 28 avril 2009
Développement Durable : quels impacts sur le marketing ?
L’attribution du prix Nobel de la paix à l’ex-vice-président Al Gore et au Giec, le Grenelle de l’environnement en France et la Conférence Internationale de Bali éclairent une nouvelle fois les problématiques du réchauffement climatique, de l’environnement et du Développement Durable en général.
Il ne se passe d’ailleurs pas une journée sans que - partout dans le monde y compris dans les pays en voie de développement - journaux, tv et radio n’évoquent ces sujets. La prise de conscience environnementale – et la recherche d’une autre voie de développement - s’étend donc progressivement à tous les acteurs : pouvoirs publics, consommateurs, employés, entreprises, société civile et ONG.
Quel est l’impact de cette tendance a priori durable pour les directions marketing et pour les marketeurs ?
Tout d’abord et comme tout nouveau secteur qui se structure, on a vu et on voit apparaître un nouveau vocabulaire à partir duquel les spécialistes et consultants en tous genres conceptualisent, analysent et modélisent. Ces mots nouveaux avec lesquels il faut dorénavant savoir jongler sont éco-conception, responsabilité sociétale d’entreprise, communication verte, investissement socialement responsable, achats durables, Agenda 21, Bilan Carbone™, Commerce Equitable, Biosphère d’entreprise…
Nous avons vu aussi un certain nombre d’entreprises jouer avec le vide réglementaire et le manque d’indicateurs clairs pour communiquer sut le thème de l’environnement sans réellement avoir changé quoique ce soit à leurs processus, faisant ce que l’on appelle - encore un mot nouveau - du « greenwashing ».
D’autres ont cependant réalisées des démarches concrètes et certains résultats alliant progrès environnementaux, succès de communication et progrès commerciaux sont impressionnants et probants.
En termes d’organisation interne, le service marketing voit aussi se construire à coté de lui, des directions Développement Durable qui parfois lui sont rattachées mais qui de plus en plus souvent reportent à la stratégie ou directement à la direction générale.
Ces structures jouissent encore aujourd’hui de budgets faibles mais voient leur rôle s’étoffer. Elles réalisent notamment des démarches de communication (rapport développement durable, fondation, partenariats ONG, partenariats public-privé) en parallèle ou en association avec les marketeurs.
Le développement durable devrait donc modifier fortement dans les prochaines années la manière de faire du marketing que ce soit en termes d’organisation ou de communication. La prise de conscience engendre une législation environnementale de plus en plus contraignante ainsi qu’une réceptivité et de plus en plus une connaissance des consommateurs vis-à-vis des pratiques durables.
Ceci touche tous les secteurs d’activités (pollueurs directs ou indirects) et les « greenwasheurs » s’exposent à court-moyen terme à des retours de bâtons dangereux alors que les innovateurs « verts » devraient bénéficier d’un avantage concurrentiel non négligeable.
L’aspect « coût d’investissement initial » du Développement Durable souvent évoqué par les entreprise est un débat qui petit à petit va disparaître, d’une part car on s’aperçoit souvent que les démarches produits d’ « éco-conception » ou les projets/attitudes responsables sont en réalité moins coûteuses que les démarches classiques, ne serait-ce qu’en prenant en compte la composante de gestion des risques.
De plus certaines démarches telles que l’optimisation de la consommation énergétique, la réduction des déplacements sont des facteurs importants de réduction de la facture. Autre facteur non négligeable, les consommateurs sont prêts à payer pour des produits et services « responsables ».
Les études sont nombreuses et des débats d’experts ont lieu sur la taille de cette population, les secteurs concernés, l’augmentation de prix acceptable mais globalement nous pouvons affirmer que les consommateurs sont de plus en plus nombreux à accepter un surcoût pour des raisons environnementales, à condition bien entendu d’être certain de ce qu’il achète.
La tendance vers la communication « durable », le marketing « vert » et l’entreprise « responsable » est donc à mon sens inexorable.
Le marketing doit donc s’y adapter et son principal challenge me semble être de définir/choisir les modèles, techniques et modes de communication (labels, normes, attitudes) pertinents pour convaincre le consommateur de la réalité de la démarche de l’entreprise.
Une aparté d’importance sur ce thème pour l’ensemble des acteurs du développement durable : trop de labels tue le label !!!
Concernant l’entreprise, il s’agit aussi en interne de se convaincre et de convaincre la direction générale que le développement durable est rentable (humainement, environnementalement mais aussi et surtout financièrement).
Par Christophe George - EET (Levallois-Perret) le 3/02/2008 in expert-mag.lexpress.fr.
Il ne se passe d’ailleurs pas une journée sans que - partout dans le monde y compris dans les pays en voie de développement - journaux, tv et radio n’évoquent ces sujets. La prise de conscience environnementale – et la recherche d’une autre voie de développement - s’étend donc progressivement à tous les acteurs : pouvoirs publics, consommateurs, employés, entreprises, société civile et ONG.
Quel est l’impact de cette tendance a priori durable pour les directions marketing et pour les marketeurs ?
Tout d’abord et comme tout nouveau secteur qui se structure, on a vu et on voit apparaître un nouveau vocabulaire à partir duquel les spécialistes et consultants en tous genres conceptualisent, analysent et modélisent. Ces mots nouveaux avec lesquels il faut dorénavant savoir jongler sont éco-conception, responsabilité sociétale d’entreprise, communication verte, investissement socialement responsable, achats durables, Agenda 21, Bilan Carbone™, Commerce Equitable, Biosphère d’entreprise…
Nous avons vu aussi un certain nombre d’entreprises jouer avec le vide réglementaire et le manque d’indicateurs clairs pour communiquer sut le thème de l’environnement sans réellement avoir changé quoique ce soit à leurs processus, faisant ce que l’on appelle - encore un mot nouveau - du « greenwashing ».
D’autres ont cependant réalisées des démarches concrètes et certains résultats alliant progrès environnementaux, succès de communication et progrès commerciaux sont impressionnants et probants.
En termes d’organisation interne, le service marketing voit aussi se construire à coté de lui, des directions Développement Durable qui parfois lui sont rattachées mais qui de plus en plus souvent reportent à la stratégie ou directement à la direction générale.
Ces structures jouissent encore aujourd’hui de budgets faibles mais voient leur rôle s’étoffer. Elles réalisent notamment des démarches de communication (rapport développement durable, fondation, partenariats ONG, partenariats public-privé) en parallèle ou en association avec les marketeurs.
Le développement durable devrait donc modifier fortement dans les prochaines années la manière de faire du marketing que ce soit en termes d’organisation ou de communication. La prise de conscience engendre une législation environnementale de plus en plus contraignante ainsi qu’une réceptivité et de plus en plus une connaissance des consommateurs vis-à-vis des pratiques durables.
Ceci touche tous les secteurs d’activités (pollueurs directs ou indirects) et les « greenwasheurs » s’exposent à court-moyen terme à des retours de bâtons dangereux alors que les innovateurs « verts » devraient bénéficier d’un avantage concurrentiel non négligeable.
L’aspect « coût d’investissement initial » du Développement Durable souvent évoqué par les entreprise est un débat qui petit à petit va disparaître, d’une part car on s’aperçoit souvent que les démarches produits d’ « éco-conception » ou les projets/attitudes responsables sont en réalité moins coûteuses que les démarches classiques, ne serait-ce qu’en prenant en compte la composante de gestion des risques.
De plus certaines démarches telles que l’optimisation de la consommation énergétique, la réduction des déplacements sont des facteurs importants de réduction de la facture. Autre facteur non négligeable, les consommateurs sont prêts à payer pour des produits et services « responsables ».
Les études sont nombreuses et des débats d’experts ont lieu sur la taille de cette population, les secteurs concernés, l’augmentation de prix acceptable mais globalement nous pouvons affirmer que les consommateurs sont de plus en plus nombreux à accepter un surcoût pour des raisons environnementales, à condition bien entendu d’être certain de ce qu’il achète.
La tendance vers la communication « durable », le marketing « vert » et l’entreprise « responsable » est donc à mon sens inexorable.
Le marketing doit donc s’y adapter et son principal challenge me semble être de définir/choisir les modèles, techniques et modes de communication (labels, normes, attitudes) pertinents pour convaincre le consommateur de la réalité de la démarche de l’entreprise.
Une aparté d’importance sur ce thème pour l’ensemble des acteurs du développement durable : trop de labels tue le label !!!
Concernant l’entreprise, il s’agit aussi en interne de se convaincre et de convaincre la direction générale que le développement durable est rentable (humainement, environnementalement mais aussi et surtout financièrement).
Par Christophe George - EET (Levallois-Perret) le 3/02/2008 in expert-mag.lexpress.fr.
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mardi 21 avril 2009
LA MARQUE J C I
Dear JCI member,
Take an active role in defining JCI to the world. We would like your help as we move forward with the development of the JCI brand designed to help all JCI members better communicate to those inside and outside of our organization.
Your experience, perspective and insight will help shape the way we communicate to the public. Please complete the survey by April 30, 2009.
Please forward the link below to other JCI members so that they too will have a voice in shaping the JCI brand.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
Cher membre JCI,
Participez activement à la définition de la JCI dans le monde. Nous aimerions avoir votre soutien pour faire avancer le développement de la marque JCI, destiné à aider tous les membres à mieux communiquer avec les internes et les externes de notre Organisation.
Votre expérience, votre perspective et votre intuition nous aideront à façonner la manière dont nous communiquons avec le public. Veuillez donc participez au sondage qui prend fin le 30 avril, 2009.
Veuillez faire suivre le lien ci-dessous à d'autres membres JCI pour qu'ils puissent eux aussi contribuer à la création de la marque JCI.
http://www.jci.cc/survey.php?u=5lg=3
Take an active role in defining JCI to the world. We would like your help as we move forward with the development of the JCI brand designed to help all JCI members better communicate to those inside and outside of our organization.
Your experience, perspective and insight will help shape the way we communicate to the public. Please complete the survey by April 30, 2009.
Please forward the link below to other JCI members so that they too will have a voice in shaping the JCI brand.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
Cher membre JCI,
Participez activement à la définition de la JCI dans le monde. Nous aimerions avoir votre soutien pour faire avancer le développement de la marque JCI, destiné à aider tous les membres à mieux communiquer avec les internes et les externes de notre Organisation.
Votre expérience, votre perspective et votre intuition nous aideront à façonner la manière dont nous communiquons avec le public. Veuillez donc participez au sondage qui prend fin le 30 avril, 2009.
Veuillez faire suivre le lien ci-dessous à d'autres membres JCI pour qu'ils puissent eux aussi contribuer à la création de la marque JCI.
http://www.jci.cc/survey.php?u=5lg=3
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jeudi 12 février 2009
LE MARKETING STRATEGIQUE : LEVIER POUR UNE PLUS GRANDE PERFORMANCE DES ENTREPRISES AFRICAINES
La perte de vitesse des entreprises africaines n’est plus à démontrer avec la faible contribution du continent dans les échanges internationaux. Le marketing stratégique est positionné par les spécialistes en marketing et stratégie comme outil nécessaire devant permettre aux managers d’entreprises de mieux positionner leur fabrique dans ce contexte concurrentiel.
« Marketing stratégique, levier de performance pour l’entreprise africaine ». C’est la problématique autour de laquelle le Centre d’études supérieures africaines de gestion (Cesag) et ses diplômés en marketing et stratégie ont convoqué une réflexion le samedi 03 mai 2008.
L’occasion était donnée à des spécialistes notamment le conférencier principal en occurrence M. Cheikh Kanté, Président directeur général du groupe Sénégalais de marchandises diverses et de céréales (Semac), d’entretenir sur l’issue heureuse que peut constituer le marketing dans la résolution des problèmes qui affaiblissement les entreprises africaines.
Le sujet s’invite dans un contexte de développement et faits économiques notamment le choc pétrolier, la crise financière, l’interdépendance des économies et la mondialisation accrue de la concurrence.
S’adressant au public constitué en parti d’étudiants de différentes écoles de formation, sous forme de cour magistrale, M. Cheikh Kanté a postulé que : « dans ce contexte de mondialisation, satisfaire une demande est une condition nécessaire mais pas suffisante ». Pour lui, « il faut parvenir à faire mieux que les concurrents et d’une manière durable ».
Faisant l’état des lieux, M. Kanté pense que les entreprises africaines manquent un ensemble de savoir faire et de savoir être dont la mesure de donner toujours un avantage concurrentiel dans un horizon temporel déterminé.
A son avis, l’ensemble des dimensions tenant compte des buts et objectifs doit tisser une vision stratégique pour l’entreprise africaine. Sur cette même logique, interrogeant les chiffres du commerce international, M. Ibrahima Samba Dankoco, Professeur titulaire en Sciences de Gestion à l’Ucad, rappelle que la part de l’Afrique dans les échanges mondiaux depuis 1955, peine à dépasser la barre des 2% au moment où un pays européen comme l’Allemagne pèse à elle seule 10%.
Ce qui, selon lui, « montre que nous sommes absent à ce que le Président Senghor appelait le rendez-vous du donner et du recevoir ». M. Dankoco de rappeler que le Président Senghor qui avait diagnostiqué le problème disait que « l’Afrique a un problème d’organisation et de méthode » au point qu’il avait créé à la présidence de la république le Bureau organisation et méthode.
Un constat qui, d’après ce Professeur titulaire en Sciences de Gestion à l’Ucad, « montre que les problèmes d’organisation et de méthode demeurent en Afrique ». A son avis, l’Afrique pourrait participer au concert des Nations si elle parvenait simplement à atteindre 7.5% de participation aux échanges mondiaux. « Les transformations seraient telles qu’on n’en parlerait plus de problème de la pauvreté ».
Ce qui fait dire au président des Stagiaires marketing stratégique que : « Aujourd’hui, il est unanime que le marketing est incontournable pour la promotion des activités économiques et même sociales. Un recours idéal pour accroître la valeur de l’entreprise africaine. »
Avoir une image de marque
Au niveau portefeuille d’activités, M. Kanté pense que l’entreprise africaine doit rapidement régler sa problématique produit-marché par le développement d’une stratégie de marque. « Nous n’avons pas de marque africaine reconnue et pourtant les compétences sont là. C’est ça la limite de la vision stratégique africaine ».
Le conférencier pense que cette stratégie de marque pourra réguler la relation offre/marché, offre /concurrent. « Assurément, la marque pourrait représenter le degré stratégique d’avantage concurrentiel pour l’entreprise africaine ». Selon lui, elle joue un rôle fondamental auprès des clients et des entreprises et représente un outil important de différenciation dans un environnement concurrentiel.
Face à l’acuité de ce problème et au gap qui existe entre les entreprises africaines à celles du reste du monde, le marketing stratégique est avancé comme alternatif et moyen d’armer les managers africains.
Selon lui, « aujourd’hui, l’adoption quasi générale de la logique et des outils marketing dans les entreprises conjuguées à la sophistication des méthodes de gestion ont rendu archaïques certaines pratiques de ce fait que le marketing ne suffit plus ».
Selon lui, il faut désormais réaliser un meilleur marketing pour les concurrents avec la prise en compte des accords du marketing stratégique.
Devant pareille situation, il pense que les jeunes formés au marketing stratégique n’ont plus le droit d’échouer là où leurs aînés n’ont pas pu réussir. « Ils doivent prendre le relais quelque part parce qu’ils sont à la bonne école qui leur donne des outils qu’il faut pour piloter à bien l’entreprise africaine en lui donnant une vision.
C’est pour cela que je vous dis : aller vous endetter pour créer des entreprises. Il faut être courageux dans la vie. Ne rester pas d’éternels employés ».
Par Bakary DABO SUD QUOTIDIEN , mercredi 7 mai 2008 sudonline.sn
« Marketing stratégique, levier de performance pour l’entreprise africaine ». C’est la problématique autour de laquelle le Centre d’études supérieures africaines de gestion (Cesag) et ses diplômés en marketing et stratégie ont convoqué une réflexion le samedi 03 mai 2008.
L’occasion était donnée à des spécialistes notamment le conférencier principal en occurrence M. Cheikh Kanté, Président directeur général du groupe Sénégalais de marchandises diverses et de céréales (Semac), d’entretenir sur l’issue heureuse que peut constituer le marketing dans la résolution des problèmes qui affaiblissement les entreprises africaines.
Le sujet s’invite dans un contexte de développement et faits économiques notamment le choc pétrolier, la crise financière, l’interdépendance des économies et la mondialisation accrue de la concurrence.
S’adressant au public constitué en parti d’étudiants de différentes écoles de formation, sous forme de cour magistrale, M. Cheikh Kanté a postulé que : « dans ce contexte de mondialisation, satisfaire une demande est une condition nécessaire mais pas suffisante ». Pour lui, « il faut parvenir à faire mieux que les concurrents et d’une manière durable ».
Faisant l’état des lieux, M. Kanté pense que les entreprises africaines manquent un ensemble de savoir faire et de savoir être dont la mesure de donner toujours un avantage concurrentiel dans un horizon temporel déterminé.
A son avis, l’ensemble des dimensions tenant compte des buts et objectifs doit tisser une vision stratégique pour l’entreprise africaine. Sur cette même logique, interrogeant les chiffres du commerce international, M. Ibrahima Samba Dankoco, Professeur titulaire en Sciences de Gestion à l’Ucad, rappelle que la part de l’Afrique dans les échanges mondiaux depuis 1955, peine à dépasser la barre des 2% au moment où un pays européen comme l’Allemagne pèse à elle seule 10%.
Ce qui, selon lui, « montre que nous sommes absent à ce que le Président Senghor appelait le rendez-vous du donner et du recevoir ». M. Dankoco de rappeler que le Président Senghor qui avait diagnostiqué le problème disait que « l’Afrique a un problème d’organisation et de méthode » au point qu’il avait créé à la présidence de la république le Bureau organisation et méthode.
Un constat qui, d’après ce Professeur titulaire en Sciences de Gestion à l’Ucad, « montre que les problèmes d’organisation et de méthode demeurent en Afrique ». A son avis, l’Afrique pourrait participer au concert des Nations si elle parvenait simplement à atteindre 7.5% de participation aux échanges mondiaux. « Les transformations seraient telles qu’on n’en parlerait plus de problème de la pauvreté ».
Ce qui fait dire au président des Stagiaires marketing stratégique que : « Aujourd’hui, il est unanime que le marketing est incontournable pour la promotion des activités économiques et même sociales. Un recours idéal pour accroître la valeur de l’entreprise africaine. »
Avoir une image de marque
Au niveau portefeuille d’activités, M. Kanté pense que l’entreprise africaine doit rapidement régler sa problématique produit-marché par le développement d’une stratégie de marque. « Nous n’avons pas de marque africaine reconnue et pourtant les compétences sont là. C’est ça la limite de la vision stratégique africaine ».
Le conférencier pense que cette stratégie de marque pourra réguler la relation offre/marché, offre /concurrent. « Assurément, la marque pourrait représenter le degré stratégique d’avantage concurrentiel pour l’entreprise africaine ». Selon lui, elle joue un rôle fondamental auprès des clients et des entreprises et représente un outil important de différenciation dans un environnement concurrentiel.
Face à l’acuité de ce problème et au gap qui existe entre les entreprises africaines à celles du reste du monde, le marketing stratégique est avancé comme alternatif et moyen d’armer les managers africains.
Selon lui, « aujourd’hui, l’adoption quasi générale de la logique et des outils marketing dans les entreprises conjuguées à la sophistication des méthodes de gestion ont rendu archaïques certaines pratiques de ce fait que le marketing ne suffit plus ».
Selon lui, il faut désormais réaliser un meilleur marketing pour les concurrents avec la prise en compte des accords du marketing stratégique.
Devant pareille situation, il pense que les jeunes formés au marketing stratégique n’ont plus le droit d’échouer là où leurs aînés n’ont pas pu réussir. « Ils doivent prendre le relais quelque part parce qu’ils sont à la bonne école qui leur donne des outils qu’il faut pour piloter à bien l’entreprise africaine en lui donnant une vision.
C’est pour cela que je vous dis : aller vous endetter pour créer des entreprises. Il faut être courageux dans la vie. Ne rester pas d’éternels employés ».
Par Bakary DABO SUD QUOTIDIEN , mercredi 7 mai 2008 sudonline.sn
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samedi 7 février 2009
Le marketing est mort. Vive le marketing !
Le marketing doit faire son aggiornamento pour permettre à la marque de redevenir singulière. Aux yeux des consommateurs, des distributeurs et des actionnaires. Jean-Marc Lehu, enseignant et conseil, prévient : sans l'implication directe de la hiérarchie, le marketing risque de ne pas y parvenir.
DEPUIS QUELQUES MOIS, LE MARKETING EST ANNONCÉ COMME MOURANT. CROYEZ-VOUS À CETTE FIN ANNONCÉE ?
Jean-Marc Lehu : Tous les ans, depuis une douzaine d'années, et c'est systématique, on nous annonce la fin du marketing. Alors j'aurais tendance à dire : « Le marketing est mort. Vive le marketing ! ». Mais comme ceux qui nous annoncent cette mort sont très lapidaires et très cartésiens dans leur démarche, je le serai tout autant.
Ceux qui annoncent la fin du marketing n'en font pas ou n'ont rien compris au marketing.
En revanche, je donne totalement foi au PDG de Procter & Gamble, A. G Laffley, qui, en novembre dernier lors de la convention du groupe, disait à ses troupes que, si le marketing de masse pouvait encore, dans certains cas, s'appliquer dans les pays en voie de développement, en revanche, nous devions impérativement inventer de nouveaux modèles dans nos sociétés développées.
“Inventer de nouveaux modèles marketing”, quand on s'appelle Procter & Gamble, c'est un signe révélateur. Et, ce qui est essentiel, c'est que ce genre d'initiative parte d'en haut. Sinon elle n'aboutira jamais.
C'est, sans doute, le seul secret de la réinvention d'un marketing performant et rentable.
COMMENT LE MARKETING DOIT-IL SE RÉINVENTER ?
J-ML : Il doit opérer la symbiose du couple performance et rentabilité. Performance, cela veut dire être capable de se réinventer en permanence, ne plus être prisonnier des vieux modèles.
Un autre élément lié à la performance, et c'est vraiment une grande frontière à abattre, c'est l'intégration d'un consommateur partenaire le plus en amont possible dans la séquence d'innovation. Et quand je dis cela, je ne dis pas “on sait faire, puisque l'on fait une petite étude”. Non, je dis “partenaire”, c'est-à-dire partie prenante.
La performance suppose aussi qu'une nouvelle alliance stratégique naisse au sein de l'entreprise. Une alliance entre le marketing et la logistique. Je parle de “logistique” et non de transport.
La logistique, c'est la gestion de tous les flux au sein de l'entreprise. Si l'on parvient à cette alliance, on s'offre un synchronisme des actions de l'entreprise.
Or, les entreprises ont de bonnes actions marketing mais, souvent, elles ne sont pas synchronisées, donc pas cohérentes, pas performantes. C'est la première phase.
QUELLE EST LA SECONDE ?
J-ML : La rentabilité. Aujourd'hui, la performance ne sera jamais acceptée si on n'offre pas, en parallèle, une rentabilité. Il va falloir concentrer les efforts avant de se diversifier. Quand je parle de “concentration”, je ne parle pas de délestage massif pour plaire aux actionnaires.
Autre élément, les entreprises doivent apprendre à doser en permanence la recherche et l'intuition. Oui aux études marketing, non à leur hégémonie. Parce que vous oubliez un point essentiel : tous vos concurrents ont les mêmes que vous.
Par conséquent, si l'on n'est pas capable d'introduire une dose d'intuition, cela ne marchera jamais.
Un autre point essentiel pour la rentabilité, et cela va demander une véritable révolution dans certaines entreprises, c'est d'être beaucoup plus ouvert sur l'extérieur pour dépister la bonne idée compatible et synergique.
Si on veut être rentable, il faut aussi jouer le jeu du cost control jusqu'au bout, c'est-à-dire qu'il faut, pour chaque action marketing, suivre et décrypter les raisons ou non du ROI.
Il faudra également, en raison de la volatilité du prix des matières premières, introduire une écologie interne.
En résumé, il nous faut donc entrer dans une innovation maîtrisée qui devra toujours être privilégiée à la guerre des prix qui, aujourd'hui, est particulièrement tentante.
UNE DES GRANDES DÉCOUVERTES DU MARKETING DE CES DIX DERNIÈRES ANNÉES CONCERNE… LE CONSOMMATEUR. IL SERAIT DEVENU PLUS INTELLIGENT, PLUS MALIN…
J-ML : Le consommateur, son évolution, seraient effectivement la grande nouveauté qui nous impressionne tous (rires). On nous dit que le consommateur moderne devient plus vigilant, plus difficile, plus informé.
Tout cela est faux. Il a toujours été comme cela. Depuis 40 ans, il cultive son savoir, il commence à être plus vigilant.
Cela fait 40 ans, avec la cristallisation du consumérisme, qu'il se dit qu'il se passe quelque chose dans la société de conra des marques qui proposeront, ou qui essaieront, de donner le tempo ; d'autres, plus nombreuses, qui le suivront tant bien que mal et enfin celles, plus nombreuses encore, qui seront rapidement dépassées et qui disparaîtront.
Nous sommes en train d'assister à une évolution structurelle de la nature et des modes de consommation. Types et rythmes de travail différents, croissance du nombre de célibataires, évolution de la forme historique de la cellule familiale, prise de conscience tantôt communautaire, tantôt sociétale et enfin émergence évidente d'une consommation paradoxale, complexe qui va mêler à la fois le cognitif et l'affectif dans des proportions variables d'un consommateur à un autre.
Et le problème, si on regarde de l'extéqu'ils sont donc semblables dans leur acte de consommation.
Mais, si on se pose la question de savoir qui ils sont vraiment - et sortons un peu des variables socio-démo -, quels sont leurs centres d'intérêt, leurs activités, leurs habitudes et attitudes, on va s'apercevoir qu'ils sont très différents.
Et là, il va falloir que le marketing se remette en question.
La segmentation sur des variables traditionnelles a vécu sur tous les marchés développés. Cela veut dire que, parmi les consommateurs d'un même produit, vous allez trouver des consommateurs fondamentalement différents, qui vont se rencontrer et parfois même, plus grave pour le marketeur, se parler et échanger des informations, alors qu'ils n'ont pas le même statut social, le même niveau de revenus, la même éducation. Mais, à un moment donné, ils ont trouvé intéressant, utile et agréable de consommer le même produit, d'acheter le même service.
Cela veut dire qu'il ne faut plus aujourd'hui réunir les consommateurs sur la similitude de leurs profils mais sur celle de leurs intérêts.
Car, s'il y a quelque chose de nouveau, en ce début de XXIe siècle, et c'est la seule chose nouvelle chez le consommateur, c'est qu'il est plus rapide. Plus rapide pour comprendre et décoder l'information marketing, plus rapide pour s'informer et comparer sur le Web, plus rapide pour critiquer et pour contre-attaquer.
On ne la lui fait plus pendant cinq ans, on la lui fait pendant une mini-seconde. Un demi-siècle de culture marketing et vous pensez qu'il ne reste rien !
SI VOUS DEVIEZ RÉSUMER CE QUI CHANGE DANS LA RELATION AVEC LE CONSOMMATEUR, QUE DIRIEZ-VOUS ?
J-ML : Je dirais tout simplement que c'est le rythme qui est en train de changer drastiquement. Il y aura des marques qui proposeront, ou qui essaieront, de donner le tempo ; d'autres, plus nombreuses, qui le suivront tant bien que mal et enfin celles, plus nombreuses encore, qui seront rapidement dépassées et qui disparaîtront.
Nous sommes en train d'assister à une évolution structurelle de la nature et des modes de consommation. Types et rythmes de travail différents, croissance du nombre de célibataires, évolution de la forme historique de la cellule familiale, prise de conscience tantôt communautaire, tantôt sociétale et enfin émergence évidente d'une consommation paradoxale, complexe qui va mêler à la fois le cognitif et l'affectif dans des proportions variables d'un consommateur à un autre.
Et le problème, si on regarde de l'extélui dis pas tout et son contraire.
Je lui présente une marque et je reste fidèle à son positionnement, son identité, sa personnalité. Je ne lui vends pas des produits dont je sais qu'ils pourraient avoir des effets secondaires. Je ne lui vante pas les mérites déontologiques et éthiques d'une entreprise dont je sais pertinemment qu'elle déverse ses déchets en douce.”
Le pouvoir est dans l'information et cela finira par se savoir et cela détruirera tous les espoirs qu'on aura mis dans la marque.
Ouvrons les yeux, la société de l'information, on ne l'a pas choisie, elle est là.
Aujourd'hui, plus personne ne parle des NTIC, tout le monde parle des TIC, elles ne sont plus nouvelles, elles sont entrées dans la société de consr l'entreprise. Parce que le message, ils ne le maîtrisent plus totalement.
COMMENT RÉAGIR À CETTE PERTE DE MAÎTRISE ?
J-ML : Il faut imaginer, identifier les vecteurs qui permettront à la marque de ne plus avoir un discours purement mercantile, mais un discours proche du consommateur. Un discours forcément interactif, qui nous amène au new deal du marketing.
CE “NEW DEAL”, C'EST QUOI ?
J-ML : Le new deal marketing, ce n'est plus séduire pour vendre, mais valoriser les atouts de l'entreprise et de sa ou ses marques en assimilant au mieux les contraintes de l'environnement.
Il faut que les entreprises, comme les individus, prennent conscience d'une chose. L'entreprise peut être toute petite, sans aucune force, n'avoir ni titre, ni moyen. Mais, si elle détient l'information, qui est aujourd'hui la principale source de pouvoir, tout lui est permis. Elle permet au petit Google d'éradiquer Altavista. C'est l'évolution que le marketing n'a pas comprise.
Et c'est là que se situent les racines du new deal : le pouvoir de l'information.
Le marketing va donc devoir réapprendre à décoder cette information, à la maîtriser et l'exploiter.
C'est tout bête.
Le plus important aujourd'hui, ce n'est pas de s'évertuer à comprendre le consommateur ; c'est pourtant ce qu'on apprend dans toutes les écoles.
Si aujourd'hui, je devais fixer un objectif majeur au marketing, je dirais tout simplement “faites en sorte qu'en permanence vous respectiez le consommateur dans tous les sens du terme. Je ne lui mens pas, je l'écoute, je le satisfais, je le comprends. Je le respecte. Je ne lui dis pas tout et son contraire.
Je lui présente une marque et je reste fidèle à son positionnement, son identité, sa personnalité. Je ne lui vends pas des produits dont je sais qu'ils pourraient avoir des effets secondaires. Je ne lui vante pas les mérites déontologiques et éthiques d'une entreprise dont je sais pertinemment qu'elle déverse ses déchets en douce.”
Le pouvoir est dans l'information et cela finira par se savoir et cela détruirera tous les espoirs qu'on aura mis dans la marque.
Ouvrons les yeux, la société de l'information, on ne l'a pas choisie, elle est là.
Aujourd'hui, plus personne ne parle des NTIC, tout le monde parle des TIC, elles ne sont plus nouvelles, elles sont entrées dans la société de consommation moderne.
Alors, il n'y a pas de mystère, mais cela impose une chose. Ce n'est pas moi qui le dit, Philip Kotler, Dipak Jain, Suvit Maesincee l'ont fait avant moi en parlant de marketing holistique.
Un marketing, qui ne serait confié qu'à des niveaux subalternes, n'a aucun pouvoir. Si, vraiment, on veut donner au marketing l'opportunité d'être l'outil permettant aux entreprises d'être rentables et performantes, alors il faut impérieusement qu'une prise en considération soit faite au plus haut niveau de l'entreprise.
LES PRÉSIDENTS ISSUS DU MARKETING DEMEURENT RARES…
J-ML : Parce que le marketing a un siècle d'image pas nécessairement positive, d'excès, d'accusations de manipulation du consommateur, d'outils ultimes de persuasion de masse peu coûteux.
Résultat, il va falloir revoir cette image, ou bien l'entreprise aura des soucis.
Et puis si on regarde bien, cela veut dire quoi ? Cela veut dire que l'on va donner à la marque une identité propre, qui sera symbole de respect du consommateur.
C'est le but que le marketing doit se donner. Une identité spécifique, ce n'est pas quelque chose que tout le monde va copier, ce n'est pas un circuit de distribution que tout le monde va emprunter, ce n'est pas un prix que tout le monde va attaquer.
Une identité, c'est à moi. C'est ma représentation, ma personnalité. Je peux alors revendiquer une certaine spécificité par rapport à mes nombreux concurrents.
Danielle Rapoport / Marketing Magazine N°94 Quand le consommateur s'empare de la blogosphère - 01/04/2005 -
DEPUIS QUELQUES MOIS, LE MARKETING EST ANNONCÉ COMME MOURANT. CROYEZ-VOUS À CETTE FIN ANNONCÉE ?
Jean-Marc Lehu : Tous les ans, depuis une douzaine d'années, et c'est systématique, on nous annonce la fin du marketing. Alors j'aurais tendance à dire : « Le marketing est mort. Vive le marketing ! ». Mais comme ceux qui nous annoncent cette mort sont très lapidaires et très cartésiens dans leur démarche, je le serai tout autant.
Ceux qui annoncent la fin du marketing n'en font pas ou n'ont rien compris au marketing.
En revanche, je donne totalement foi au PDG de Procter & Gamble, A. G Laffley, qui, en novembre dernier lors de la convention du groupe, disait à ses troupes que, si le marketing de masse pouvait encore, dans certains cas, s'appliquer dans les pays en voie de développement, en revanche, nous devions impérativement inventer de nouveaux modèles dans nos sociétés développées.
“Inventer de nouveaux modèles marketing”, quand on s'appelle Procter & Gamble, c'est un signe révélateur. Et, ce qui est essentiel, c'est que ce genre d'initiative parte d'en haut. Sinon elle n'aboutira jamais.
C'est, sans doute, le seul secret de la réinvention d'un marketing performant et rentable.
COMMENT LE MARKETING DOIT-IL SE RÉINVENTER ?
J-ML : Il doit opérer la symbiose du couple performance et rentabilité. Performance, cela veut dire être capable de se réinventer en permanence, ne plus être prisonnier des vieux modèles.
Un autre élément lié à la performance, et c'est vraiment une grande frontière à abattre, c'est l'intégration d'un consommateur partenaire le plus en amont possible dans la séquence d'innovation. Et quand je dis cela, je ne dis pas “on sait faire, puisque l'on fait une petite étude”. Non, je dis “partenaire”, c'est-à-dire partie prenante.
La performance suppose aussi qu'une nouvelle alliance stratégique naisse au sein de l'entreprise. Une alliance entre le marketing et la logistique. Je parle de “logistique” et non de transport.
La logistique, c'est la gestion de tous les flux au sein de l'entreprise. Si l'on parvient à cette alliance, on s'offre un synchronisme des actions de l'entreprise.
Or, les entreprises ont de bonnes actions marketing mais, souvent, elles ne sont pas synchronisées, donc pas cohérentes, pas performantes. C'est la première phase.
QUELLE EST LA SECONDE ?
J-ML : La rentabilité. Aujourd'hui, la performance ne sera jamais acceptée si on n'offre pas, en parallèle, une rentabilité. Il va falloir concentrer les efforts avant de se diversifier. Quand je parle de “concentration”, je ne parle pas de délestage massif pour plaire aux actionnaires.
Autre élément, les entreprises doivent apprendre à doser en permanence la recherche et l'intuition. Oui aux études marketing, non à leur hégémonie. Parce que vous oubliez un point essentiel : tous vos concurrents ont les mêmes que vous.
Par conséquent, si l'on n'est pas capable d'introduire une dose d'intuition, cela ne marchera jamais.
Un autre point essentiel pour la rentabilité, et cela va demander une véritable révolution dans certaines entreprises, c'est d'être beaucoup plus ouvert sur l'extérieur pour dépister la bonne idée compatible et synergique.
Si on veut être rentable, il faut aussi jouer le jeu du cost control jusqu'au bout, c'est-à-dire qu'il faut, pour chaque action marketing, suivre et décrypter les raisons ou non du ROI.
Il faudra également, en raison de la volatilité du prix des matières premières, introduire une écologie interne.
En résumé, il nous faut donc entrer dans une innovation maîtrisée qui devra toujours être privilégiée à la guerre des prix qui, aujourd'hui, est particulièrement tentante.
UNE DES GRANDES DÉCOUVERTES DU MARKETING DE CES DIX DERNIÈRES ANNÉES CONCERNE… LE CONSOMMATEUR. IL SERAIT DEVENU PLUS INTELLIGENT, PLUS MALIN…
J-ML : Le consommateur, son évolution, seraient effectivement la grande nouveauté qui nous impressionne tous (rires). On nous dit que le consommateur moderne devient plus vigilant, plus difficile, plus informé.
Tout cela est faux. Il a toujours été comme cela. Depuis 40 ans, il cultive son savoir, il commence à être plus vigilant.
Cela fait 40 ans, avec la cristallisation du consumérisme, qu'il se dit qu'il se passe quelque chose dans la société de conra des marques qui proposeront, ou qui essaieront, de donner le tempo ; d'autres, plus nombreuses, qui le suivront tant bien que mal et enfin celles, plus nombreuses encore, qui seront rapidement dépassées et qui disparaîtront.
Nous sommes en train d'assister à une évolution structurelle de la nature et des modes de consommation. Types et rythmes de travail différents, croissance du nombre de célibataires, évolution de la forme historique de la cellule familiale, prise de conscience tantôt communautaire, tantôt sociétale et enfin émergence évidente d'une consommation paradoxale, complexe qui va mêler à la fois le cognitif et l'affectif dans des proportions variables d'un consommateur à un autre.
Et le problème, si on regarde de l'extéqu'ils sont donc semblables dans leur acte de consommation.
Mais, si on se pose la question de savoir qui ils sont vraiment - et sortons un peu des variables socio-démo -, quels sont leurs centres d'intérêt, leurs activités, leurs habitudes et attitudes, on va s'apercevoir qu'ils sont très différents.
Et là, il va falloir que le marketing se remette en question.
La segmentation sur des variables traditionnelles a vécu sur tous les marchés développés. Cela veut dire que, parmi les consommateurs d'un même produit, vous allez trouver des consommateurs fondamentalement différents, qui vont se rencontrer et parfois même, plus grave pour le marketeur, se parler et échanger des informations, alors qu'ils n'ont pas le même statut social, le même niveau de revenus, la même éducation. Mais, à un moment donné, ils ont trouvé intéressant, utile et agréable de consommer le même produit, d'acheter le même service.
Cela veut dire qu'il ne faut plus aujourd'hui réunir les consommateurs sur la similitude de leurs profils mais sur celle de leurs intérêts.
Car, s'il y a quelque chose de nouveau, en ce début de XXIe siècle, et c'est la seule chose nouvelle chez le consommateur, c'est qu'il est plus rapide. Plus rapide pour comprendre et décoder l'information marketing, plus rapide pour s'informer et comparer sur le Web, plus rapide pour critiquer et pour contre-attaquer.
On ne la lui fait plus pendant cinq ans, on la lui fait pendant une mini-seconde. Un demi-siècle de culture marketing et vous pensez qu'il ne reste rien !
SI VOUS DEVIEZ RÉSUMER CE QUI CHANGE DANS LA RELATION AVEC LE CONSOMMATEUR, QUE DIRIEZ-VOUS ?
J-ML : Je dirais tout simplement que c'est le rythme qui est en train de changer drastiquement. Il y aura des marques qui proposeront, ou qui essaieront, de donner le tempo ; d'autres, plus nombreuses, qui le suivront tant bien que mal et enfin celles, plus nombreuses encore, qui seront rapidement dépassées et qui disparaîtront.
Nous sommes en train d'assister à une évolution structurelle de la nature et des modes de consommation. Types et rythmes de travail différents, croissance du nombre de célibataires, évolution de la forme historique de la cellule familiale, prise de conscience tantôt communautaire, tantôt sociétale et enfin émergence évidente d'une consommation paradoxale, complexe qui va mêler à la fois le cognitif et l'affectif dans des proportions variables d'un consommateur à un autre.
Et le problème, si on regarde de l'extélui dis pas tout et son contraire.
Je lui présente une marque et je reste fidèle à son positionnement, son identité, sa personnalité. Je ne lui vends pas des produits dont je sais qu'ils pourraient avoir des effets secondaires. Je ne lui vante pas les mérites déontologiques et éthiques d'une entreprise dont je sais pertinemment qu'elle déverse ses déchets en douce.”
Le pouvoir est dans l'information et cela finira par se savoir et cela détruirera tous les espoirs qu'on aura mis dans la marque.
Ouvrons les yeux, la société de l'information, on ne l'a pas choisie, elle est là.
Aujourd'hui, plus personne ne parle des NTIC, tout le monde parle des TIC, elles ne sont plus nouvelles, elles sont entrées dans la société de consr l'entreprise. Parce que le message, ils ne le maîtrisent plus totalement.
COMMENT RÉAGIR À CETTE PERTE DE MAÎTRISE ?
J-ML : Il faut imaginer, identifier les vecteurs qui permettront à la marque de ne plus avoir un discours purement mercantile, mais un discours proche du consommateur. Un discours forcément interactif, qui nous amène au new deal du marketing.
CE “NEW DEAL”, C'EST QUOI ?
J-ML : Le new deal marketing, ce n'est plus séduire pour vendre, mais valoriser les atouts de l'entreprise et de sa ou ses marques en assimilant au mieux les contraintes de l'environnement.
Il faut que les entreprises, comme les individus, prennent conscience d'une chose. L'entreprise peut être toute petite, sans aucune force, n'avoir ni titre, ni moyen. Mais, si elle détient l'information, qui est aujourd'hui la principale source de pouvoir, tout lui est permis. Elle permet au petit Google d'éradiquer Altavista. C'est l'évolution que le marketing n'a pas comprise.
Et c'est là que se situent les racines du new deal : le pouvoir de l'information.
Le marketing va donc devoir réapprendre à décoder cette information, à la maîtriser et l'exploiter.
C'est tout bête.
Le plus important aujourd'hui, ce n'est pas de s'évertuer à comprendre le consommateur ; c'est pourtant ce qu'on apprend dans toutes les écoles.
Si aujourd'hui, je devais fixer un objectif majeur au marketing, je dirais tout simplement “faites en sorte qu'en permanence vous respectiez le consommateur dans tous les sens du terme. Je ne lui mens pas, je l'écoute, je le satisfais, je le comprends. Je le respecte. Je ne lui dis pas tout et son contraire.
Je lui présente une marque et je reste fidèle à son positionnement, son identité, sa personnalité. Je ne lui vends pas des produits dont je sais qu'ils pourraient avoir des effets secondaires. Je ne lui vante pas les mérites déontologiques et éthiques d'une entreprise dont je sais pertinemment qu'elle déverse ses déchets en douce.”
Le pouvoir est dans l'information et cela finira par se savoir et cela détruirera tous les espoirs qu'on aura mis dans la marque.
Ouvrons les yeux, la société de l'information, on ne l'a pas choisie, elle est là.
Aujourd'hui, plus personne ne parle des NTIC, tout le monde parle des TIC, elles ne sont plus nouvelles, elles sont entrées dans la société de consommation moderne.
Alors, il n'y a pas de mystère, mais cela impose une chose. Ce n'est pas moi qui le dit, Philip Kotler, Dipak Jain, Suvit Maesincee l'ont fait avant moi en parlant de marketing holistique.
Un marketing, qui ne serait confié qu'à des niveaux subalternes, n'a aucun pouvoir. Si, vraiment, on veut donner au marketing l'opportunité d'être l'outil permettant aux entreprises d'être rentables et performantes, alors il faut impérieusement qu'une prise en considération soit faite au plus haut niveau de l'entreprise.
LES PRÉSIDENTS ISSUS DU MARKETING DEMEURENT RARES…
J-ML : Parce que le marketing a un siècle d'image pas nécessairement positive, d'excès, d'accusations de manipulation du consommateur, d'outils ultimes de persuasion de masse peu coûteux.
Résultat, il va falloir revoir cette image, ou bien l'entreprise aura des soucis.
Et puis si on regarde bien, cela veut dire quoi ? Cela veut dire que l'on va donner à la marque une identité propre, qui sera symbole de respect du consommateur.
C'est le but que le marketing doit se donner. Une identité spécifique, ce n'est pas quelque chose que tout le monde va copier, ce n'est pas un circuit de distribution que tout le monde va emprunter, ce n'est pas un prix que tout le monde va attaquer.
Une identité, c'est à moi. C'est ma représentation, ma personnalité. Je peux alors revendiquer une certaine spécificité par rapport à mes nombreux concurrents.
Danielle Rapoport / Marketing Magazine N°94 Quand le consommateur s'empare de la blogosphère - 01/04/2005 -
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