dimanche 4 octobre 2009

Le marketing pour tous

Vous viendrait-il à l’idée de vous lancer dans la fabrication de radiateurs pour les vendre aux Antilles ou des bâtonnets de glace pour les vendre aux Esquimaux (du même nom…) ? Non, à moins de tenter d’entrer dans le Guiness des records…


Le marketing n’est rien d’autre que l’application de règles de bon sens et d’un peu de méthodologie.
Rien de fumeux ni de théorique : le marketing, c’est du sens pratique… et de l’intuition ou du talent.

Si l’on devait néanmoins le définir, le marketing se déterminerait comme l’adaptation par son produit aux besoins et attentes de cibles prédéterminées.

Je tente par là d’appliquer ce que Léonard de Vinci disait de la simplicité : elle est le comble du raffinement de la pensée. J’ajouterai qu’elle est surtout le moyen le plus efficace pour se faire comprendre.

Maintenant, partons de cette définition et commentons-la à rebours :

- La cible prédéterminée : Quelle est-elle ? Celle qui présentera le plus d’intérêt pour votre activité. Il faut la définir en critères « repérables» dans la population : âge, région ou pays, niveau de revenus…

- Ses besoins ou attentes : votre vie professionnelle vous a peut-être déjà permis de les dégager. Evidemment, rien ne vaut une bonne étude de marché (elles ne sont pas toutes bonnes). Or, savez-vous qu’Internet permet aujourd’hui, à coût zéro, de trouver toutes sortes d’informations utiles ?

- Définir le produit en fonction de ce que votre marché attend. Il peut suffire d’un « habillage » de l’existant afin de le faire coller à ce que l’on attend de vous. Au besoin, créez-le ! L'Afrique regorge de jeunes inventeurs bourrés d’idées qui n’attendent que l’appui logistique et financier pour se lancer.Un produit conçu selon cette méthodologie est déjà vendu avant même d’être créé et diffusé.

A ce sujet, parlons du dernier axe du marketing et non le moindre : la communication – distribution, que l’on confond d’ailleurs souvent avec le marketing lui-même. Si le produit est bien conçu, sa vente ne posera pas de problème. Une bonne communication - distribution ne fera que potentialiser sa diffusion ou corriger les quelques défauts qu’il pourrait avoir, comme son prix…

Avez-vous pensé à la distribution ? Distribution directe, indirecte, franchise, sur Internet, sont autant de bonnes questions à se poser. Leur utilité sera liée à la nature du produit ou service (simple, complexe…).

L’avenir appartient aux audacieux ! Mais ne vous lancez pas sans biscuits : entourez-vous d’appuis et de conseils, sans pour autant rechercher des associés. La bonne idée doit rester la vôtre. Enfin, consultez un avocat d’affaires pour valider votre business plan et allez voir les banquiers : même si on les dit occupés à d’autres tâches en ce moment, on ne peut rien faire d’intéressant sans leur aide, apprenez donc leur langage et là encore, faites du marketing !

Par Gérard PICOVSCHI

Mieux vaut faire du marketing tôt que tard

Le marketing est à la base de la conception de votre entreprise.

En effet, lorsque vous mettez en place le concept de votre entreprise, déjà en phase d’idée, vous faites déjà du marketing. Ensuite, lors de l'élaboration de votre business plan, vous faites encore appel au marketing, pour l'aspect commercial.

Malheureusement, beaucoup de créateurs, une fois ces étapes passées, ne consacrent plus leur temps au marketing mais à la gestion opérationnelle et administrative de leur entreprise.

C’est souvent trop tard qu’ils se rendent compte qu’ils n’auraient pas dû arrêter cette « démarche marketing » qui du coup, leur fait perdre du temps et de l'argent.

Le processus marketing ne doit jamais être rompu, il permet de maintenir le dynamisme de l’entreprise. Il permet de préserver l’existant et de préparer l’avenir.

Des créateurs qui ont déposé le bilan vous diront qu’une de leurs erreurs est d’être trop restés dans la gestion administrative et d’avoir compris trop tard où se trouvait la vraie valeur de leur entreprise (le marché = les clients).

En effet, tout commence avec une réduction du budget marketing, ensuite on perd de vue le client - et voilà ce qui semble être un succès d’abord commence à changer en échec, plus au moins vite, tout dépend de la concurrence et à la fin ce n’est sûrement pas le directeur de gestion de finance qui est responsable du problème.

La survie d'une entrprise repose sur le marché (les clients) ; l’entreprise doit en effet adapter son offre selon les besoins et les attentes du client, grâce au Marketing.

Pensez toujours, MARCHE, CLIENTS, donc MARKETING.

N’attendez pas qu'il soit trop tard pour vous y mettre !

Par Vanina DELOBELLE le 14 septembre 2009

Renault change sa signature


EXCLUSIF. Le groupe français vient d'adopter un nouveau slogan : "Changeons de vie, changeons l'automobile" remplace "Il est temps de changer". Le directeur marketing se donne "1.000 jours pour l'installer et marquer les esprits".

Renault est un "créateur d'automobiles", mais également un créateur de signatures.
Après les très fameux "Des voitures à vivre", "Créateur d'automobile" ou encore "Il est temps de changer", la firme au losange vient de présenter un nouveau slogan : "Changeons de vie, changeons l'automobile", sur deux lignes, pour les pays francophones.
Il va également adopter une nouvelle signature dans les pays anglophones, avec "Drive the change".

Stephen Norman, le directeur marketing monde du groupe Renault, explique sur une vidéo publiée sur le site Internet "Série Limitée", que "le changement était apparu avec la Mégane ["Il est temps de changer"]. Cette signature a duré quand même 15 ans, ce qui dans la vie d'une marque automobile est énorme, personne n'a fait autant.
Entre 1985 et 2000, le slogan "Les voitures à vivre" est entré dans le patrimoine, dans la culture et dans les racines de Renault". Il précise d'ailleurs que le précédent slogan "n'est absolument pas abandonné dans l'interprétation que nous faisons du produit même".

"1.000 jours pour installer cette signature"

Le directeur marketing se donne "1.000 jours pour installer cette signature et marquer les esprits", le temps que le dernier modèle de gamme écologique ECO2 sorte, en 2012.
Cette nouvelle signature sera déclinée sur tous les médias, mais "nous ne l'appliquerons pas toute voile dehors", prévient Stephen Norman. "Il faut quand même respecter le client et le prospect, en appliquant telle signature sur les choses qui ont manifestement changé ou qui sont en passe de l'être", ajoute-t-il.

S'adapter aux gens et à leurs besoins

Cette nouvelle signature va permettre au constructeur français "de marquer la différence entre Renault et la concurrence" et de souligner "qu'aujourd'hui, ce ne sont plus les gens qui s'adaptent à l'automobile, mais l'automobile à s'adapter aux gens", poursuit Stephen Norman.
"Renault se veut centrer sur les gens. Depuis la Renault 16, en passant par la Renault 5, l'Espace, la Twingo, évidemment le summum du Scénic et puis tout dernièrement la Logan, nous souhaitons et donnons l'accès pour tout le monde à l'automobile. Nous pensons d'ailleurs que nous serons l'une des premières marques à marquer ce changement par "Drive the change", ajoute-t-il.

Cette signature se veut "fidèle aux valeurs de la marque et exprime la volonté de Renault, entreprise innovante et proche des gens, d'être le pionnier de la mobilité durable pour tous".
Le directeur de marketing du groupe automobile juge qu'il réside trois interprétations dans cette nouvelle signature : conduire la voiture qui a changé, s'associer au changement qui est nécessaire collectivement, notamment en matière de développement durable, et "surtout, dans le sens anglais, faire partie de ce changement".

"Etre digne de notre héritage"

Avec ce nouveau slogan, Renault, qui fête cette année son 111e anniversaire, veut être "digne de son héritage sans avoir la prétention de dire que "Drive the change" ou "Changons de vie, changeons l'automobile" dureront 15 ans", indique Stephen Norman.
"La nouvelle signature de Renault exprime les valeurs profondes de notre culture d'entreprise - enthousiasme, innovation, proximité - et marque une nouvelle rupture dans la conception et l'usage de l'automobile", explique encore le dirigeant.

Renault reste par contre fidèle à son identité visuelle, en conservant son fameux losange sur fond jaune.


JULIEN POMPEY, Les Echos

samedi 3 octobre 2009

Presse & Marketing : Planète jeunes, de nouvelles orientations


Planète jeunes, une nouvelle signature : "L’Afrique, le monde et moi"

A partir du 100e numéro de Planète jeunes à paraître ce 1er octobre 2009, le journal change de périodicité. Planète jeunes passe de bimensuel à mensuel.


Aussi, le journal change de forme, de maquette et adopte un nouveau logo. Toutes ces informations ont été rendues publiques ce 22 septembre, à travers une conférence de presse au Centre de presse Norbert Zongo. "Les subventions dont nous bénéficions ont commené à se réduire comme une peau de chagrin et si nous voulons que ce magazine survive avec l’apport qu’il fait aux jeunes au niveau de l’information et la formation, on est obligés de s’adapter aux besoins économiques actuels".

Planète jeunes prend donc place parmi les mensuels et espère ainsi fidéliser ses lecteurs et gagner également quelques parts de marché dans le domaine de la publicité.

Les conférenciers ont par ailleurs, annoncé qu’il sera plus facile aux lecteurs de planète jeunes de détacher plus facilement les cartes et les fiches d’informations pratiques. De nouvelles rubriques feront également leur apparition dans le journal. Il s’agit entre autres de pages lycée au roman photo junior, de sujets de sciences, de reportages, etc.

Le journal coûte désormais 1 000 F CFA au lieu de 700 F CFA. Le changement du prix, selon le rédacteur en chef de Planète jeunes, Eyoum N’Gangue est du au fait que le magazine ne reçoit plus de subventions.

Pour lui "avec ses habits neufs, Planète jeunes s’offre aussi une nouvelle signature". "L’Afrique, le monde et moi". Selon la responsable de communication Planète jeunes nouvelle vision "c’est un magazine plus régulier parce qu’il passe de bimensuel à mensuel, plus proche des lectorats.

Le contenu actuel répond à la demande des jeunes d’être plus proches de la vie personnelle, d’être plus proche dans le désir culturel qu’ils ont, plus proches de la connaissance dont ils ont besoin sur le monde".

Et d’ajouter que la hausse du prix à 1 000 F CFA est une question de survie du journal.

Souaïbou Barry
Sidwaya

Comment toucher une cible jeune par le biais du marketing mobile : le cas Coca Cola

Depuis 2007, le mobile est devenu un média clé dans les campagnes de communication.

Coca Cola, qui fut l’un des premiers acteurs en France à intégrer le mobile dans sa stratégie de communication globale, ne s’y est pas trompé en réalisant depuis plusieurs années des opérations de marketing sur mobile :


1. envoi de SMS commerciaux,
2. programme de fidélisation par couponing,
3. mise en ligne d'un site Internet mobile Coca-Cola ou d'un site wap dédié lors de la coupe du monde de football …
› Lancement de la plate-forme de communication mondiale : "Prends la vie côté Coca-Cola"
A l'occasion du lancement événementiel de sa plate-forme de communication mondiale : "Prends la vie côté Coca-Cola", la marque n’a pas hésité à utiliser toute la palette d'outils offerts par l'Internet mobile :

- envoi de messages commerciaux par SMS,

- de MMS,

- affichage de bandeaux sur les sites wap …
Coca-cola, pour ancrer sa nouvelle signature auprès des consommateurs, a ainsi mis en place une vaste campagne de communication basée sur des films publicitaires, comme le fameux « Happiness Factory ».

› Le cas « Happiness Factory »
« The Happiness Factory » est le premier film publicitaire d’une série qui met en scène la nouvelle plateforme de marque « Prends la vie côté Coca-Cola ».

L’opération Happiness Factory fut l’occasion pour la marque d’utiliser l'ensemble de la palette des outils de communication mobile.

« Happiness Factory » montre l'envers du décor onirique et fantastique d'un distributeur automatique de Coca-Cola.

Ce film fut repris sur YouTube et MySpace et fait le tour de la blogosphère. Cela a créé un buzz que CocaCola a amplifié en communiquant, en amont, sur les médias digitaux, l'Internet bien sûr, mais également le mobile.

› La cible
Les hommes et femmes de – de 25 ans.

› Les objectifs

* développez une relation personnalisée avec le cœur de cible grâce à des contenus exclusifs
* amplifier le buzz généré par le film en utilisant tous le canaux de communication offerts par le mobile
* créer du trafic sur le site mobil « prends la vie coté coca cola

› Les moyens
La campagne mobile a été relayée par quatre leviers :

1. une campagne de SMS Push wap,
2. l'envoi du film par MMS vidéo à 20.000 contacts de la base SFR Vodafone Live,
3. l'achat d'espace sur les portails Internet mobile Orange World et SFR Vodafone Live,
4. et enfin la présence sur l'espace jeu-concours SFR PromoLive avec la possibilité de télécharger le film publicitaire et un jeu Java pour mobile.

Le tout convergeant vers le site Internet mobile wap.coca-cola.fr, qui proposait aux mobinautes de télécharger le spot Happiness Factory et des contenus associés (fonds d'écrans et jeux).

La campagne Happiness Factory a également été relayée sur le Web avec un plan de communication en deux phases :

1. une présence publicitaire sur les sites de partage de vidéos (Dailymotion, YouTube, MySpace, Wideo, Lycos MyBuzz) pour amplifier l'effet viral créé par la copie en circulation
2. l’achat d'espace classique sur les portails de Yahoo, Skyblog, Skyrock, M6, AOL, et Lycos. Le volet Web a permis de générer 47 millions de contacts, pour un budget quatre fois supérieur à celui de la campagne mobile, puisque seul 20 % du budget digital de la campagne « Happiness Factory » ont été investis sur le mobile.

› L'effet Buzz
La campagne eut un formidable effet viral.
Elle était disponible sur le site Internet mobile « wap.coca-cola.fr. » et également via le mobile en envoyant « Coke » par SMS au 30130.

Le site proposait aux mobinautes de découvrir la publicité et des contenus associés par exemple :
1. des fonds d’écran
2. et un jeu de plateforme exclusif et gratuit où le mobinaute est plongé dans l’univers de la pub.

Parallèlement, le site « wap.coca-cola.fr » permettait d’accéder aux Plans Coke, un jeu promotionnel permettant de gagner plus de 800 cadeaux par jour en récupérant des codes sur les bouteilles de Coca-Cola et Cola Light de 50cl.

Le plan media mobile se composait :

1. de l’envoi de SMS qui permettaient de se connecter directement au site Internet mobile de Coca-Cola (wap push)
2. et de l’envoi du film par MMS vidéo.

› Les résultats

En trois semaines, la campagne sur mobile a généré plus d'un million de contacts, de mobinautes exposés à la signature Coca-Cola.

Les 100.000 SMS Push wap envoyés affichaient un taux de clic de :

1. 7,5 % sur la base de clients Orange,
2. 20 % sur celle de SFR,

Contre 3 % en moyenne pour ce type de campagne.

Le taux de clic sur les bandeaux publicitaire s'élevait à :

1. 3,7 % sur le portail Orange World
2. et 10 % sur Vodafone Live,

Contre une moyenne du marché de 1,5 %.

Le trafic sur le site wap Coca-Cola a dépassé de plus de 50 % les objectifs de la marque, avec quelque 60.000 visiteurs uniques et 170.000 pages vues pendant la durée de l'opération en novembre.
La stratégie web et mobile de Coca Cola
Parlons de la campagne mobile de Coca Cola intitulée « Buvez bougez». Coca-Cola investit le monde de la publicité sur mobile avec cette campagne. C’était une opération de communication originale destinée à soutenir sur mobile la promotion « Buvez Bougez » autour de sa bouteille « Grip&Go ».
Le groupe de distribution et de vente de boissons gazéifiées au cola souhaitait sensibiliser la cible des 20-39 ans en mobilité, potentiellement intéressés par sa nouvelle bouteille « Grip&Go ».
L’objectif étant de mettre en avant la bouteille Grip&Go : bouteille qui cible les sportifs avec une meilleure prise en main et un bouchon adapté. 

Le principe de l’opération : cette opération se présente sous la forme d’un jeu de chasse au trésor ou, plus exactement, de chasse au logo sur les mobiles. Elle permettait de gagner des cadeaux chaque semaine un iPod Touch, un lecteur MP3 par semaine.

L’opération se déroule sur tout le territoire français. Les mobinautes entrent simplement leur code postal de la ville où ils se trouvent sur le site mobile de Coca Cola. La maps Google calcule la distance qui les sépare du logo Coca-Cola à retrouver (et qui permet de gagner l’iPod). Le participant choisit ensuite une direction (Nord, Ouest, Sud, Est) et une distance, pour tenter de se rapprocher au mieux de l’emplacement du logo Coca-Cola (intégré et à retrouver sur Google Maps).

Chacun dispose de trois essais par jour et peut donc se déplacer 3 fois par jour. Il poursuit son exploration de la carte de France jusqu’au dimanche de la semaine, jour de tirage au sort. Les participants arrivés dans un rayon de moins de 20 kms du logo pourront alors participer à un tirage au sort pour tenter de remporter un Ipod Touch. Cette campagne, intelligente et ludique, qui utilisait de manière originale les technologies mobiles (GPS, Google Maps), demandait un investissement de la part des consommateurs qui deviennent "acteurs" et prennent les choses en mains.

Coca-Cola a d’ailleurs gagné, en 2008, le Grand Prix Marketing Mobile Stratégies.Le mobile permet à Coca Cola de construire une véritable stratégie de marketing mobile en touchant une cible jeune de 12-25 ans et en créant avec elle une relation personnalisée, même en situation de mobilité.
L'auteur de cet article : Sophie Richard Lanneyrie Experte marketing internet sur marketing-etudiant.fr

Note de afrikmkg : Nous sommes très en retard dans l'éducation des nouvelles technologies aux jeunes / étudiants. Il est donc important que vous preniez l'initiative de vous initier à l'Internet par vous même. Pour tout étudiant en marketing, l'Internet est inévitable, mieux c'est un facteur fort de différenciation sur le marché de l'emploi. Alors foncez !